Changer de roller

La sécurité ne transige pas en roller… Quand les apôtres du casque vous harcèlent psychologiquement pour que vous portiez ce couvre chef, personnellement, je vais encore me distinguer en faisant autrement. Balancez vos vieux roller à la poubelle ! C’est beaucoup plus sûr d’avoir des patins en bon état. Roues fissurées, noyau cabossé, roulement grippé, vis foirée, mousse de la botte tassée, lacets éfilochés, pointe de pied percée, shock absorbeur épuisé, bref quand il faut passer le contrôle technique, il faut bien admettre qu’un vieux roller n’a pas grand chose à apporter… J’ai roulé avec ce patin pendant trois ou quatre trains de roues, en compétition, en free ride, probablement 5000 km voir plus, et je dois écrire ici qu’il s’agissait d’un grand routier, le TR Vitesse de Salomon étant léger, précis, je dois rendre aujourd’hui à César, ce qui appartient à Cléopâtre…  Trève de grivoiserie, même avec une conception très aboutie et fiable, j’ai chuté avec ce roller, notamment en compétition, alors il est grand temps de se séparer de cet équipement qui m’a permis de rouler très vite sur route fermée, des vitesses avoisinant les 70 à 80 km/h… Le bon speed pour un slide Lausannois ! ! Mais pas avec cette botte là, vous vous en doutez… Alors comme Noël approche, recyclez vos vieux roller, faites une guirlande avec les roues, et offrez des rollers ! Je sais c’est ringard, mais joyeux noël à tous !

Soul surfeur

On entend parfois ce terme pour décrire un gars qui pratique le surf… Qu’est ce qu’un vrai surfeur ? Non il ne s’agit pas de remettre en cause l’authenticité surfistique des uns ou des autres, mais il s’agirait plutôt de savoir vraiment ce qu’est le surf… Oui, car à priori, tous les surfeurs sont de vrais surfeurs, cela va de soi, mais pourquoi cette quête de vérité alors ? Et bien si les soul surfeurs ne font pas de compétition entre eux, c’est particulièrement vrai dans le milieu du free ride, certains sont plus « vrais » que d’autres, s’investissant corps et âmes dans la pratique. Leur « surfeur dans l’âme », serait la bonne traduction pour ce terme de « soul surfeur » Alors, je ne vais pas ici détaillé l’âme de quelques surfeurs, vous vous en doutez, cela ne serait pas le bienvenu, mais certains d’entre nous, à certains moment de leur pratique du free-ride, ont été vu et dégagent cette même émotion de perfection d’un glissement surnaturel pour l’individu, homme ou femme qui prévaut à la pratique, quête ultime pour chacun d’entre nous…

 

freinage roller progresso

Exercice simple, apprendre à freiner en slide… Comme en ski, on ne peut pas s’arrêter net à la manière d’un véhicule. Perso, grâce à Lionel Cattier, Natan Lakonishok et mon analyse de ces styles en descente, j’ai découvert une méthode de glisse très progressive qui à fait ses preuves, le glissement alternatif. Sur les images que vous allez voir, il s’agit de faire glisser le patin intérieur dans une courbe, en attaque active de glissement. Le geste anticipe la raclette traditionnelle, pas le plat au fromage, mais le freinage par glissement passif, le pied en arrière. L’avantage de cette méthode est simple, c’est la voie du freinage canadien en slide complet, puisqu’il s’agit d’un slide actif. Sur ces images, à plat, vous noterez que je ne fais que glisser le pied intérieur et en fonction du ressenti, le freinage sera plus ou moins fort à l’appui. Méthode qui à fait ces preuves, encore faudrait il le rappeler, j’ai plus de vingt ans de roller dans les guiboles, et aucun accident grave, excepté quelques petits contacts au sol, ce qui est normal en roller. Et je n’aime pas me vanter, mais il faut bien reconnaître que l’expertise est là, accessible et humble devant la chute, puisque l’on me le fait remarquer… Sur ce, n’oubliez pas de trouver un spot au goudron lissse, c’est plus facile dans de bonnes conditions, je reviendrais sur cette question dans un post ultérieur… Allez bon ride à tous les soul surfeurs, ce n’est pas parce que l’on est en hiver que les routes ne sont pas sèches pour le downhill !

« ça part en free-ride »

La ville est le lieu de la glisse urbaine mais aussi celui de la culture. La maison natale de Victor Hugo est située juste au pied d’un spot exceptionnel à Besançon. Au cours de mes nombreuses aventures, j’ai pu parcourir les villes, skater Clermont-Ferrand, surfer au Maroc, skier à Verbier… Un peu fou de poursuivre cette quête de la glisse, je retombe sur terre dans ce livre ; « ça part en free-ride »…

Un deuxième livre comme une surprise…

Mais ce n’était pas seulement une orgie de glisse, entre temps la vie m’offrait des moments sociaux normaux, comme le travail, la famille, les amis… Et la ville… Les villes comme terrain de jeu, et non pas seulement un lieu de vie… Quelle sera la place des extrémistes du sport dans l’effondrement à venir ? Une excellente  question à laquelle nous pourrons trouver des éléments de réponse dans ce blog…  N’hésitez pas à poster un commentaire…

Coachin’

Rien de tel qu’une session de coaching relax pour progresser et se remettre en question dans sa pratique, son évolution, sa propre vision du skate et son mental. C’est ce que je vous propose afin de partager mon expérience de plus de 15 ans de planche de freebord, et de plus de 20 ans de roller inline… Vous trouverez toutes les infos sur mon site www.vincentboucard.com que vous connaissez déjà, j’en suis certain. Et puis, rien de tel que se retrouver autour d’une passion commune qu’est la planche à roulette ou le roller pour échanger et s’améliorer mutuellement… Je le répète encore, fléchir les genoux, être pleinement mobile sur sa planche, orienter son inertie avec les épaules… Bref des trucs qui nous concernent tous pour rester fluide et SAFE… A mi chemin entre un extrémiste du roller agressif et au dessus du commun des touristes en patin, je saurai vous conseiller dans votre ergonomie du rollerskate, positions, attitudes, envies, aptitudes, sécurité, ambitions, enfin, j’arrête sinon ça devient lourd je crois… Contactez moi n’hésitez pas passons à l’action !

 

Quand porter le casque

Dans certaines situations il devient impératif de porter un casque, le downhill de haute vitesse en est l’exemple. Vous verrez dans cette vidéo des vitesses importantes de l’ordre de plus de 50 km/h, ce qui en compétition impose naturellement le port de protections adéquates. Alors dans ces circonstances, il faut adapter son mental à la pratique, et cette adaptation passe également par le port du casque. Contrairement à la simple balade, où le port de ce même casque n’est à mon sens qu’une protection inutile. Lorsque l’on se rapproche de l’extrême, les marges de manœuvres deviennent ténues. Certains, voir un grand nombre, optent pour la combinaison en cuir, ce qui protège parfaitement des éraflures… Ce post pourrait même être un peu relou, si les décos et personnalisation n’allaient pas chercher des trésors d’inventivité pour chacun des rideurs… Ce qui pourra faire l’objet d’un prochain post probablement…

 

Free ride & Contest

Ici, les patins dans le métro, classique du cliché Lausannois dans le cadre des descentes célèbres… Mais le sujet du jour mes chers followers et followeuses réside dans la nuance entre contest et free-ride… Parfois ténue, l’application la volonté de bien faire, la prise de risque et le goût de la victoire l’emporte pour donner lieu à des événements de descente marqués par la compétition. J’en suis le premier désolé, mais cela existe encore et toujours même dans mon univers qu’est la glisse urbaine, malheureusement. Toutefois, on ne peut que se réjouir devant une ingéniosité aussi prononcée pour parfaire sa pratique, optimiser son ride, et atteindre les vitesses les plus folles. Alors, entre le free-ride le plus engagé et les compétitions les plus féroces, la limite serait elle infime ? Dans tout les cas, votre humble serviteur n’est qu’un simple invité à pratiquer lentement dans ce cadre somptueux des routes fermées… Dont il remercie ici les organisateurs.

Rando populaire

Et bien il est bon de perpétuer cette tradition des rendez vous de début de week end, en été, pour nous retrouver entre aficionados de la roulette afin de pratiquer pour une balade populaire en ville… Seulement, quelques détails heurtent ma sensibilité et mon libre arbitre… Nous arrivâmes à trois, pour rejoindre le collectif. D’emblée le président de l’ASEB, « génératrice du mouvement roller » nous averti, « vous ne pourrez pas faire la rando, vous ne portez pas de casque. » « la rando est déclarée en préfecture » très bien… Mais pour quelle raison le casque serait obligatoire alors que cet accessoire ? Il ne l’est pas pour les adultes réglementairement et pour les vélos, par exemple. D’autre part, vous n’êtes pas sans savoir que je porte une grande attention à la sécurité active et j’accepte volontiers de porter un casque lors d’événements dangereux, comme les compétitions ou certains free-ride… En cohérence avec mon évolution. Mais pour une simple balade, franchement, les protèges poignets obligatoires serait plus pertinent. Alors, rando déclarée au préfet, ok, mais de quel droit un président d’association décide-t-il d’une législation systématique, excluant de facto mes amis et moi du mouvement roller ? Il n’y a déjà pas beaucoup de monde à cette réunion, alors si en plus le mouvement impose des protections inutiles au libre arbitre de chacun… Et au contraire, les enfants qui participent à cette « balade » portent bien le casque, (et c’est normal) mais eux finissent sur les genoux à moulte reprise, exténués d’un trajet de 15 km ou plus, tombant et finissant dégoûtés pour longtemps du rollerskate. Je le constate presque à chaque fois… Certes il bon de perpétuer cette tradition, mais faire preuve d’ouverture d’esprit tout en restant raisonnable serait de bon augure pour la vie mondaine du roller Bisontin non ? Vie mondaine du roller indispensable à la société des sports de glisse urbaine… C’est tellement cool de se retrouver en groupe pour patiner pourquoi faut il encore exclure des pratiquants avec des règles tombées de nul part, voir fausses… Perso, je ne crois pas que le casque systématique soit une solution, je l’ai prouvé à d’innombrables reprises, tombant sur les mains et les genoux. Mes chutes servent aussi à ça… Et si l’ASEB exige (en la personne de son préz’) le casque, ne serait-ce pas parce qu’elle manque de confiance en elle ? Pas de confiance, pas d’épanouissement, et porter un casque lorsqu’on a rien dans la tête s’avère inutile… LOL !

roller agressive

Je chausse les rollers après avoir touché au but question réglage, le set up des patins est enfin le bon. Sur le plat, je lâche quelques slides alternatifs et une poignée de slides des deux patins parallèles, tout va bien dans la tête. J’ai juste un peu de fatigue récurrente à me propulser pour glisser. Alors je prend l’option du tram pour monter sur les hauteurs de Besançon, d’abord la gare, ensuite Lilas. Seulement le paramètre de circulation m’impose une toute autre attitude. Je dois rouler au tempo des voitures, où du moins pas trop lentement. Si bien que je dépasse ma vitesse de glissement permettant l’enclenchement de mes slides, et fini tout en raclette. Sur le tracker d’activité, je ne dépasse pas les 30 km/h, ce qui est relativement raisonnable car je pourrai atteindre les 50 km/h. Je fais face à cette appréhension du slide à vitesse moyenne. Il me faudrait amorcer un mouvement comme j’ai déjà pu le faire parfois. Alors pourquoi cette appréhension ? Perte d’aptitude ? Peut être, en tout cas, rester sur la défensive et ne pas attaquer son point de glissement n’est pas la bonne attitude. Faire preuve de mordant, incisif, tendre vers l’agressivité comme le disent certains le roller « agressif » c’est là toute la question de cet état d’esprit. Si je fais la gueule sur la vidéo, c’est parce que la pluie faisait son apparition, rendant la route proprement très glissante, et donc marquant la fin de ma session…

X ploration

Quel pied d’être un précurseur, un explorateur ou un avant gardiste, un marginal, dans le bon sens du terme… Défricher nos potentiels de glisse urbaine avec la freeboard est possible grâce à cette invention toute neuve datant de la fin des années 90… Acquise en 2005, j’ai pu réaliser avec bon nombre de kilomètre en glisse tout en respectant l’environnement… Et c’est aussi nouveau de pouvoir relater tout cela grâce à Internet… L’exploration technique et environnementale pousse à découvrir de nouveau champs insoupçonnés de nos sports habituels… Le jour comme la nuit, à des endroits choisis, il est possible de s’aventurer sur des routes ouvertes en bonne intelligence avec les autres usagers de la route, pour s’épanouir sportivement dans le domaine de la glisse urbaine, proche parent du snowboard et du surf océanique… Il faut un tempérament créatif pour pouvoir s’accomplir personnellement dans un domaine qui reste discret et marginal, mais qui à pourtant tellement à offrir de plaisir… Je le répète tel un leitmotiv, comme un vrai touriste à Courchevel ou à Bidart mais au détour d’un boulevard ou d’une rue symboliquement chargée de sens pour pouvoir prendre un max de plaisir…