roller agressive

Je chausse les rollers après avoir touché au but question réglage, le set up des patins est enfin le bon. Sur le plat, je lâche quelques slides alternatifs et une poignée de slides des deux patins parallèles, tout va bien dans la tête. J’ai juste un peu de fatigue récurrente à me propulser pour glisser. Alors je prend l’option du tram pour monter sur les hauteurs de Besançon, d’abord la gare, ensuite Lilas. Seulement le paramètre de circulation m’impose une toute autre attitude. Je dois rouler au tempo des voitures, où du moins pas trop lentement. Si bien que je dépasse ma vitesse de glissement permettant l’enclenchement de mes slides, et fini tout en raclette. Sur le tracker d’activité, je ne dépasse pas les 30 km/h, ce qui est relativement raisonnable car je pourrai atteindre les 50 km/h. Je fais face à cette appréhension du slide à vitesse moyenne. Il me faudrait amorcer un mouvement comme j’ai déjà pu le faire parfois. Alors pourquoi cette appréhension ? Perte d’aptitude ? Peut être, en tout cas, rester sur la défensive et ne pas attaquer son point de glissement n’est pas la bonne attitude. Faire preuve de mordant, incisif, tendre vers l’agressivité comme le disent certains le roller « agressif » c’est là toute la question de cet état d’esprit. Si je fais la gueule sur la vidéo, c’est parce que la pluie faisait son apparition, rendant la route proprement très glissante, et donc marquant la fin de ma session…

X ploration

Quel pied d’être un précurseur, un explorateur ou un avant gardiste, un marginal, dans le bon sens du terme… Défricher nos potentiels de glisse urbaine avec la freeboard est possible grâce à cette invention toute neuve datant de la fin des années 90… Acquise en 2005, j’ai pu réaliser avec bon nombre de kilomètre en glisse tout en respectant l’environnement… Et c’est aussi nouveau de pouvoir relater tout cela grâce à Internet… L’exploration technique et environnementale pousse à découvrir de nouveau champs insoupçonnés de nos sports habituels… Le jour comme la nuit, à des endroits choisis, il est possible de s’aventurer sur des routes ouvertes en bonne intelligence avec les autres usagers de la route, pour s’épanouir sportivement dans le domaine de la glisse urbaine, proche parent du snowboard et du surf océanique… Il faut un tempérament créatif pour pouvoir s’accomplir personnellement dans un domaine qui reste discret et marginal, mais qui à pourtant tellement à offrir de plaisir… Je le répète tel un leitmotiv, comme un vrai touriste à Courchevel ou à Bidart mais au détour d’un boulevard ou d’une rue symboliquement chargée de sens pour pouvoir prendre un max de plaisir…

point de glissement

Effectivement lorsque l’on roule, il y a un seuil avant de parvenir à glisser en roller. Je nomme cela le point de glissement. Certains vont le provoquer brutalement, avec un twist des patins net et précis à partir d’une assez bonne vitesse. Personnellement, je le recherche en douceur, lentement, avec délicatesse et progession. Simplement, au lieu de faire glisser les deux patins en même temps, je fais glisser l’un puis l’autre des patins, puis les deux en même temps si la vitesse est assez bonne. C’est très « safe » traduction, c’est sûr comme technique. Plus de risque de « ripper » et se retrouver au sol avec un point de glissement mal amorti des genoux fléchis. Important, il convient de diriger son avancée toujours en regardant devant soi, et non pas ses pieds. Le port de la tête, comme chez miss France !