Lo ca lisme

Et oui, c’est un phénomène bien connu en free-ride, on a tous un spot maison, une riding zone… Alors je ne sais pas qui est ce mec qui tag LOCAL un peu partout, mais en tout cas il insiste… Quel rapport entre lui et moi ? L’art de la rue, lui avec sa calligraphie, moi avec ma planche et aussi l’appartenance à un quartier… Tandis que le livre les garçons de l’été est en librairie la limite de la liberté de la glisse est là. Clermont Ferrand où es tu ? Une superbe session souvenir d’un local de Besançon ou j’avais déchiré les boulevards de Durtol et son coin… Comme quoi la glisse libre à aussi sa convention, pas plus que je ne peux me livrer professionnellement à ce challenge permanent qu’est la Free-bord ou le Roller… Il faut bien remplir le frigo également… Limitante ou stimulante ? La localisation impose la rencontre, de toute manière… C’est aussi cool comme perspective…

blessures

Oui, le skate occasionne parfois des blessures lors de chutes sur le sol… Heureusement, le panel des médicaments complet et efficace vous offrira assez de performance pour guérir de ses blessures rapidement. Quelques goodies au rayon pharmacie, en cas de chutes, j’utilise personnellement plusieurs produits, comme l’hémoclare, le protéochoc et du cicatryl bien connu des bobologues. L’hémoclare en cas de contusion hématome, le protéochoc en cas de choc comme son nom l’indique et le cicatryl pour les dermo-abrasions de l’épiderme… Mais ces produits sont avant tout des médicaments, demandez conseil à votre pharmacien, il saura vous suggérer quel produit utiliser pour ne pas mélanger les prescriptions et créer un « cocktail » médicamenteux potentiellement dangereux, surtout pas d’alcool !

Déglaçage des roues

C’est la… corvée… Vous le savez peut être, peut être pas, mais les roues de roller lorsqu’elles sont neuves comportent un vernis extérieur particulièrement adhérent… Ce que je ne recherche pas du tout, logiquement, pour pouvoir glisser, par conséquent, il faut « rôder » les roues pour atteindre une adhérence moindre, ce qui permet de « slider » plus facilement, et donc se débarrasser du vernis en roulant sur une distance minimale de quelques kilomètres… Christian Montavon, le descendeur Suisse Lausannois (champion du monde 2007 sauf erreur de ma part, peut être 2006 ou 08, je ne sais plus très bien j’ai la mémoire qui flanche…) m’avait confié un jour adorer déglacer ses roues… (un détail : pour un Lausannois rouler à 70 km/h est habituel en roller…) Une chose est sûr, c’est qu’il faut toujours regarder sa trajectoire… Alors il faut patiner, patiner, patiner, pour user son vernis, avant de pouvoir glisser calmement-sereinement… (enfin, ne roulez pas à 70 en France, la vitesse est limitée à 50 en agglomération !)

carnet de session

Est ce normal d’avoir peur sur les télésièges davantage que sur les skis ? Ce matin là nous somme dimanche, il est 7h00 et la douce torpeur des appartements endormis libère les rues d’autant mieux que les gens dorment à point fermé. J’en profite pour empoigner ma planche et mettre le cap sur mon avenue préférée. Seulement, comme en montagne, ou en mer, les conditions météo ne sont pas au rendez vous car la condensation résiduelle de surface humidifie grandement le sol, rendant presque aussi glissant qu’en cas de pluie. Je teste, mais c’est bien trop humide pour profiter de la route. Je bifurque donc sur une partie plus sèche, celle de la villa des notaires, puis mon sens unique préféré. La réalité diminuée du Covid s’estompe, je peux retrouver un peu de liberté hors de mon écran d’ordinateur qui bug à foison lorsque je tape ce texte. Encore un problème de virus émanant des experts de l’espionnage multimédia… Mes rues favorites, la crèche et ses lignes de goudron au sol, le chorus de tag, l’odeur moite de la ville et les rares premiers automobilistes me rappellent que la rue de la liberté se pratique en sens unique également. Je bascule quelques rotations, ma planche est relaxe, c’est moi qui pilote. La découverte d’Anaïs Vanel est une déception bien sûr, car elle est plus médiatisée que moi, en revanche elle se fait tailler un costard par les internautes sur Facebook, ça me rassure. Elle est une usurpatrice sans doute, son monde lisse et bien pensant est beaucoup trop politiquement correct pour être honnête. Si je la rencontre un jour, je ne serai sans doute pas tendre, mettant ces contradictions en distance entre elle et moi. Son « tout quitter » est un mythe que je vais lire bientôt, tout comme le livre de Taschen sur le surf… La vraie question, reste posée, pourquoi ma glisse urbaine souffre t elle d’un manque de rentabilité, au regard des montagnes d’argent englouties puis générées par le surf océanique et le ski hivernal ? Si vous savez à quoi servait le petit fil de fer en photo avec le forfait pour Morteau, postez un commentaire, réponse assurée…