Past present future

Difficile de se passer des émotions vécues lorsque l’on pratique le free-ride… Il reste les souvenirs… Victoires, moments d’échecs, le temps passe inexorablement et les surfeurs vivent, comme tout le monde avec des classiques, et des raretés dans la pratique et l’expression sportive.

Alors j’ai envie de dire aux jeunes « profitez bien de vos années de free-ride à venir » les miennes sont presque toutes déjà passées… « Et fléchissez les genoux » sur vos skates, bon sang, c’est là qu’est la souplesse…

Vivent alors les souvenirs, et si vous cherchez bien dans l’image ci dessus, vous trouverez « une glisse libre »… bon ride à tous…

2 salles 2 ambiances

Le domaine de Métabief c’est un peu ça durant cet hiver avec le Covid ; 2 salles 2 ambiances… D’un coté Piquemiette, pistes non travaillées, petits glaciers formés par les canons à neige servant de kick aux voltigeurs les plus marbrés… De l’autre des pistes travaillées, des touristes en grand nombre, des randonneurs en baskets, marchant sur le bord des pistes… Bref un coté montagne, et un coté parc d’attraction… J’étais monté comme lors de ma première session, en snowblade, l’objet en forme de ski court. Sac à dos, chaussures de skis, snowblade et baskets crantées suffisent pour la randonnée coté Métabief. En effet le snowblade me sert de bâton et ça passe crème… Enfin, juste un bémol coté Piquemiette, l’usure de la montée à la force du jarret impose d’être plus vigilant en descendant, ce n’est pas le même sport qu’avec les remontées mécaniques, c’est certain. A ma grande surprise, j’étais totalement seul sur Piquemiette, avec les traces de Chamois et de Lynx… La fraîcheur délicieuse et l’effort long de la montée à pied… Puis la bourre d’une grosse adrénaline en redescendant avec les guiboles rincées… Vraiment le ski de rando n’est pas un sport facile…

 

E m o t i o n s

Entre des douleurs impossibles et des exploits invisibles, le free-rideur emmagasine généralement des palettes émotionnelles intimes puissantes. Pour ma part, entre quelques traces sublimes à ski aux aurores, ou des entorses seul en pleine campagne, j’ai eu mon lot de sensation. L’intensité de la vie en somme… Alors si je pouvais donner un conseil, ce serait de toujours partager ces moments flamboyants ou ces terreurs honteuses… Il y a tant à transmettre dans la narration de ces instants si puissants, qu’ils soient bon ou mauvais d’ailleurs. Un signe de ma solitude ? C’est pour cela que j’ai choisi le blog et la littérature… Mais il est notable qu’en dehors de la communauté des rideurs, il n’existe pas beaucoup de monde susceptible de partager une telle palette émotionnelle allant du très heureux au très triste, et l’inverse évidemment. L’extrême génère des émotions puissantes, et l’addiction à ces dernières est évidentes, la vie est comme une drogue… Notamment lorsqu’on est sur le point de tomber…