Skate Prk

C’est le cas dans cette pastille vidéo, on peut constater que la fréquentation du skate park est un succès… Et pourtant, la communauté des skateurs, reste mal-aimée en règle générale, désavouée. Alors les parents de cette population nourrie à grand coup de Riding-zone et d’exploit tous plus extrême les uns que les autres, oui, ces parents sont donc confrontés à un dilemme, agrandir les skate parks ? Non, encore un investissement inutile… Mais alors les skateurs vont pratiquer en dehors des skate-parks, et nuire à la tranquillité de la voirie ? Non, d’après moi, et j’en suis le premier concerné, l’issue ne peut se faire que vers le haut, à savoir s’améliorer pour pratiquer en park ou dans la rue, toujours à un meilleur niveau. Fléchir les genoux… être pleinement mobile sur sa planche… gérer son équilibre avec les épaules… Anticiper, respecter, et partager l’espace public, comme dans le park d’ailleurs… Car la tendance au blocage n’est jamais de bonne augure… Dixit Orelsan & Gringe… Encore une fois quand je constate le niveau moyen des jeunes je pense qu’il y a du travail techniquement pour avancer sur le fluidité globale des skateurs que nous sommes…

ACCIDENT

Et bien, je n’en ai pas eu… En 20 ans de downhill intense, de surf de rue, de roller endiablé, de randonnées urbaines proprement dites faites de montées et de descentes, (à plat c’est trop facile… et même un peu chiant) je peux me targuer de n’avoir jamais eu d’accident responsable envers autrui… Aucun accident contre une voiture, un vélo, un piéton, non, jamais.

Ici un cliché de la combinaison de cuir achetée à Boris Dufour, ex membre du team Rossignol à l’époque ou je faisais de la compétition… Etre bien équipé n’est pas toujours suffisant, il faut surtout se rappeler que le trafic est une jungle, les automobilistes sont assis, et que la priorité est toujours à laisser aux usagers de la voirie…

Alors roulons heureux, roulons prudent !!

Singularité

Si il y a bien une chose à venir aujourd’hui, c’est la durabilité. J’ai su en faire preuve, car au fond, avec le feu du covid, c’est bien la crise climatique qui nous attend. Et depuis vingt ans, j’ai pu pratiquer le roller et la freeboard très très majoritairement en mode écologique. Sincère, marginal, certes, mais anticipant au maximum le problème climatique, j’ai évoqué la solastalgie (selon Glaway) dès 2006 dans un manuscrit intitulé « ça parle free-ride » peut être édité demain… Alors oui, on me qualifie parfois d’allumé ou de fou, mais pour être authentique, un rideur, un auteur, ne doit il pas prendre des risques ? Tant sur le plan de la créativité, de la sportivité ? N’y a t il pas un rôle important à jouer avec les changements brutaux que nous devrions déjà opter maintenant face au climat ? Seuls les free-rideurs authentiques sauraient ils prendre ? Pour limiter au maximum notre impact carbone et contenir les fournaises estivales ? J’en parle également dans « une glisse libre » la planète toute entière nous rappelle de bien rester honnête… Dans la vidéo qui suis, je donne un cours à une classe de Staps, qui entend parfaitement ma philosophie de free-ride… (Désolé pour la qualité médiocre du son, naturellement…)

Past present future

Difficile de se passer des émotions vécues lorsque l’on pratique le free-ride… Il reste les souvenirs… Victoires, moments d’échecs, le temps passe inexorablement et les surfeurs vivent, comme tout le monde avec des classiques, et des raretés dans la pratique et l’expression sportive.

Alors j’ai envie de dire aux jeunes « profitez bien de vos années de free-ride à venir » les miennes sont presque toutes déjà passées… « Et fléchissez les genoux » sur vos skates, bon sang, c’est là qu’est la souplesse…

Vivent alors les souvenirs, et si vous cherchez bien dans l’image ci dessus, vous trouverez « une glisse libre »… bon ride à tous…

2 salles 2 ambiances

Le domaine de Métabief c’est un peu ça durant cet hiver avec le Covid ; 2 salles 2 ambiances… D’un coté Piquemiette, pistes non travaillées, petits glaciers formés par les canons à neige servant de kick aux voltigeurs les plus marbrés… De l’autre des pistes travaillées, des touristes en grand nombre, des randonneurs en baskets, marchant sur le bord des pistes… Bref un coté montagne, et un coté parc d’attraction… J’étais monté comme lors de ma première session, en snowblade, l’objet en forme de ski court. Sac à dos, chaussures de skis, snowblade et baskets crantées suffisent pour la randonnée coté Métabief. En effet le snowblade me sert de bâton et ça passe crème… Enfin, juste un bémol coté Piquemiette, l’usure de la montée à la force du jarret impose d’être plus vigilant en descendant, ce n’est pas le même sport qu’avec les remontées mécaniques, c’est certain. A ma grande surprise, j’étais totalement seul sur Piquemiette, avec les traces de Chamois et de Lynx… La fraîcheur délicieuse et l’effort long de la montée à pied… Puis la bourre d’une grosse adrénaline en redescendant avec les guiboles rincées… Vraiment le ski de rando n’est pas un sport facile…

 

E m o t i o n s

Entre des douleurs impossibles et des exploits invisibles, le free-rideur emmagasine généralement des palettes émotionnelles intimes puissantes. Pour ma part, entre quelques traces sublimes à ski aux aurores, ou des entorses seul en pleine campagne, j’ai eu mon lot de sensation. L’intensité de la vie en somme… Alors si je pouvais donner un conseil, ce serait de toujours partager ces moments flamboyants ou ces terreurs honteuses… Il y a tant à transmettre dans la narration de ces instants si puissants, qu’ils soient bon ou mauvais d’ailleurs. Un signe de ma solitude ? C’est pour cela que j’ai choisi le blog et la littérature… Mais il est notable qu’en dehors de la communauté des rideurs, il n’existe pas beaucoup de monde susceptible de partager une telle palette émotionnelle allant du très heureux au très triste, et l’inverse évidemment. L’extrême génère des émotions puissantes, et l’addiction à ces dernières est évidentes, la vie est comme une drogue… Notamment lorsqu’on est sur le point de tomber…

Old Vs New School backpack

Dans ce clip une petite idée de l’évolution des sacs à dos depuis 30 ans… On ne peut que remarquer la qualité des innovations dont j’ai été le témoin depuis aussi longtemps… Les ingénieurs qualité n’ont pas chômés ! Ici deux sac à dos sont présentés avec 35 ans d’écart et la conception n’est vraiment pas la même à un tel écart d’âge… Encore une fois je ne peux que remarquer avec une certaine fascination la manière dont les innovations ont améliorés notre quotidien en free-ride… Mais touche-t-on au but ? Le sac à dos ultime est il fabriqué ? Comme le téléphone mobile est un objet ultime, dixit Philippe Starck

 

 

Contre culture

Difficile d’échapper à cette notion d’opposition à la culture dominante… Cependant, lorsque la subversion devient la règle, les courants s’inversent et la quête de sens est veine, comme l’hypocrisie règne. La mauvaise presse du skate, c’est aussi le début de l’indépendance, oui mon gars, tu deviens un adulte, et le besoin de se confronter à des trucs d’adulte, comme l’alcool ou la marijuana qui demeurent des drogues douces à consommer avec modération… Mais ça devient lourd je crois… Comme si contrer une culture était nécessaire, comme si l’ignorance ne suffisait plus… A moins que le sens de contre, signifie l’opposition, alors, là, oui, en opposition à la culture dominante… Trèves de blabla, vive la culture de la glisse urbaine… La notion de contre culture ne serait qu’un artifice crée par des bobos en manque d’argent…

life & death of the road

Le spot de la citadelle fût reconstruit en 2005. Aujourd’hui, les bus, la circulation les camions qui usent cette route ne font qu’accentuer les fissures du goudron, les ornières et les bosses qui jalonnent sont parcours…  Il est remarquable pour un surfeur de rue de constater que ce spot est complètement has been… (un peu comme moi)… Alors vraiment, il va me manquer. Un lieu aussi mythique pour la pratique du freeboard est un endroit magique. Mais tout de même, remarquer la dégradation d’une route seulement 15 ans après sa rénovation, c’est d’une tristesse inégalable. Alors en la pratiquant, il devient compliqué pour moi de composer entre tous les pièges que son usure génère, s’en est qu’un peu plus dangereux. Ajouter à cela mon âge canonique vieillissant, et il sera facile de comprendre pourquoi je le délaisse au profit d’une autre route, conduisant vers un autre monde meilleur…

 

 

session under lockdown

Quel ne serait pas le rôle d’un écrivain sans une confrontation à nos réalités ? Aujourd’hui, je saisi mon opportunité de pratiquer super relax et peinard sous couvre feu… Test PCR négatif, attestation en poche, je m’engage on ne peut plus tranquillement pour effectuer un test de sonorisation de ma planche, qui au plus bruyant avoisine les 65 décibels. Je sors seul, avec mon masque, le Covid rode certainement, mais la grande dinguerie du confinement et de nos vaccins attend des jours meilleurs. Ce n’est pas comme si j’avais écumé toutes les escorts girl de la ville à la recherche du fameux Covid, ni même gardé le même masque depuis juillet sans le laver, non, non, cette infection est très sérieuse, il ne faut pas la prendre à la légère. Coté planche ? Rien de spéciale, une balade de routine sur une avenue en pente délaissée par les automobilistes… Tranquillement… Comme un snowboardeur de rando sur une pente à Méribel, ou un surfeur dans les vagues de Lacanau… La routine en somme, mais en bonne santé. C’est bon signe pour sortir de la crise du Covid non ? L’état n’a jamais autant pris soin de notre santé alors qu’il ne cesse de dilapider son service public de santé, mais bon, c’est pour faire fonctionner les cliniques privées. J’arrête ici, sinon, je bascule et chute en politique, ce dont je me préserve, comme d’attraper le Covid !  « Coup de pression sur le surf » un bon bouquin de récit des pro du tour… Je vous le conseil pour vos insomnies…